Méditations


Prière d’abandon

Père très bon, je remets mon esprit entre tes mains.

Je te le donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime.

Qu’en te contemplant, je voie ce que tu désires pour moi.

Qu’en accueillant ton amour dans mon cœur,

je sois enflammé de ton Esprit pour accomplir ta volonté.

Tu me connais et tu sais mieux que moi comment accomplir ton dessein d’amour.

Fais de moi le serviteur de ton projet d’amour.

Tu nous aimes passionnément ! Viens régner en moi.

Que je te sois profondément uni par l’Esprit Saint.

Je m’abandonne à toi, avec une infinie confiance,

car tu es mon Père.

Marie-Joseph Huguenin


L’Esprit Saint, apparemment, semble créer du désordre dans l’Église, parce qu’il apporte la diversité des charismes, des dons ; mais tout cela au contraire, sous son action, est une grande richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité, mais ramène le tout à l’harmonie. Dans l’Église, c’est l’Esprit Saint qui la fait, l’harmonie. Un des Pères de l’Église a une expression qui me plaît beaucoup : l’Esprit Saint « ipse harmonia est ». Il est l’harmonie. Lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, opérer l’unité.

Pape François


Sans l’Esprit Saint – Dans l’Esprit Saint :

Le Christ reste du passé – Le Christ devient présent, actualisé

L’Evangile reste un livre mort – L’Evangile devient une force vitale

L’Eglise reste une organisation – L’Eglise devient un signe de communion

L’autorité reste un pouvoir – L’autorité devient un service

La mission reste une propagande – La mission devient une Pentecôte

La liturgie reste un regard sur le passé – La liturgie actualise, rend présents les mystères célébrés

L’agir reste une morale d’esclave – L’agir découle spontanément de la conviction de foi

Anonyme


Il portait au cœur, comme chaque être humain, un grand désir de plénitude. Avec une différence, peut-être : il en avait vraiment conscience. Une nuit, il fit un rêve. Un ange lui offrait une échelle avec laquelle il allait pouvoir monter assez haut pour mettre sa tête dans le ciel. Tout de suite, il l’utilisa… À son réveil, il gardait en lui uniquement le souvenir de l’immense joie qui inonda son cœur lorsqu’il avait soulevé un coin du ciel. Depuis lors, il n’eut de cesse de revivre ce moment-là. Et cela lui arriva de plus en plus fréquemment. Un geste de tendresse, un sourire complice, les premiers pas d’un enfant… chacun de ces instants était empreint d’éternité… On dit que nous avons tous reçu, en songe, la visite de l’ange à l’échelle. Heureux ceux qui s’en souviennent !

Marie-Françoise Salamin


Qu’est-ce que l’écoulement du temps sinon la réalisation progressive d’un projet divin, celui de connaître Dieu, de l’aimer et de nous aimer les uns les autres ?

Marie-Joseph Huguenin


Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Vous devez trouver ce que vous aimez. Cela est vrai pour votre travail comme pour vos relations. La seule façon de faire du bon travail, c’est d’aimer ce que vous faites. Si vous n’avez pas encore trouvé, continuez à chercher. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.

Steve Jobs


Il était une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier.
Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi.
Les conciliabules furent longs et animés. Ils furent même véhéments.
Il s’agissait d’exclure de la communauté un certain nombre de membres.
Un prit la parole :
« II nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde. »
Un autre dit :
« Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche. »
« Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur, il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le. »
Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu ?
Et que la mine et la râpe s’en aillent aussi. À vivre avec elles, ce n’est que frottements perpétuels.
Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit toujours de froisser.
Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L’histoire ne dit pas si c’était le marteau qui accusait la scie et le rabot la lime, mais il est probable que c’était ainsi, car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu.
La réunion bruyante prit fin subitement par l’arrivée du charpentier dans l’atelier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi.
Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grinche.
Il rabota au rabot tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche.
Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action ; le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage.
Il se servit de tous ces outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau. Pour accueillir l’Enfant à naître, pour accueillir la vie.

Anonyme


En naissant comme un homme véritable,

Jésus Christ n’a jamais cessé d’être vrai Dieu;

il a réalisé en lui les débuts d’une création nouvelle

et il a donné au genre humain, par la manière dont il est né, un principe spirituel.

Saint Léon le Grand


Séquence de Pentecôte 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres, viens dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu, donne le Salut final, dans la joie éternelle. Amen !

Liturgie de Pentecôte


Les cendres du premier mercredi de Carême nous rappellent au Deuil ! Un Deuil qui va permettre le « manque », comme un « vide », mais aussi comme un « Espace » ! Un Espace pour que s’y déploie une greffe entre nos Cendres et la réalité de la promesse chrétienne : la Résurrection, ultime passage et transformation pour le Royaume d’un « Être avec », un Être tout en surprise, tout en mouvement, tout en créativité, tout en accueil et don, tout en relation, tout en communion…

Michelle Foucault


Si l’inconscient présente souvent un sens et son contraire, c’est peut-être parce qu’il est en nous l’instance que transcende l’opposition fidélité-trahison (…). C’est ce par quoi l’une rejoint l’autre et la met à l’épreuve. En voici un exemple : après la seconde guerre, des rescapés des camps de la mort, jusque-là très croyants, ont dit : “après ce qui s’est passé , Dieu c’est fini, je n’y crois plus.” Cette “trahison” résonne comme une croyance émouvante, désespérée, poussée dans ses retranchements. S’il a laissé faire ça, je ne crois plus en lui. Autrement dit : on inscrit qu’il a laissé faire ça, qu’il existe donc bel et bien, et qu’en plus on lui en veut – ça fait un lien plutôt solide. Bref, on continue la scène de ménage très biblique avec le divin (…) ; et l’on affirme ce “Dieu” d’autant plus qu’on le trahit. Cela confirme au passage que l’athéisme militant est une religion qui s’ignore. (…) Du coup, la fidélité comme ses contraires méritent mieux que d’être simplement refoulés. Ils valent d’être traversés.

Daniel Sibony


Notre bon Seigneur répondit donc à toutes mes questions et à tous mes doutes. Il me réconforta par ces paroles : “Je puis tout tourner en bien, Je sais tout tourner en bien. Je vais tout tourner en bien. Je veux tout tourner en bien. Et tu le verras toi-même toutes choses tourneront en bien”. (…) Par ces cinq paroles, Dieu veut que nous soyons dans une enceinte de repos et de paix.

Julienne de Norwich

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Elles sont indicibles, les hauteurs où nous porte l’amour. L’amour nous unit à Dieu, l’amour couvre la multitude des péchés. L’amour supporte tout ; l’amour est patient pour tout ; rien de mesquin dans l’amour, rien de méprisant ; l’amour ne connaît pas la division, ne pousse pas à la révolte ; l’amour agit toujours dans la concorde ; c’est dans l’amour que tous les élus de Dieu ont obtenu la perfection ; sans l’amour, rien n’est agréable à Dieu. C’est dans l’amour que le Maître nous a fait venir à lui. C’est à cause de son amour pour nous que Jésus Christ notre Seigneur a donné son sang pour nous, selon la volonté de Dieu, sa chair pour notre chair, sa vie pour nos vies.

Saint Clément de Rome aux Corinthiens


Les « plaies » de l’humanité « attendent d’être soulagées et guéries

par les plaies glorieuses du Seigneur ressuscité »

Benoît XVI


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