Homélie du dimanche et des fêtes

Le Christ, Roi de l’univers

26 novembre

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 31-46)

La royauté du Christ nous concerne directement : il a remporté la victoire sur le mal, la souffrance et la mort. Et cela, il l’a fait pour chacun d’entre nous.

Quand nous célébrons la royauté du Christ, c’est la nôtre que nous fêtons aussi.

Il s’agit d’une royauté paradoxale, car elle passe par la Croix. Le chrétien est associé comme le Christ dans sa Passion à l’humiliation de l’épreuve. Mais il sait qu’il régnera aussi avec lui. Le pouvoir du Christ c’est précisément de transformer nos épreuves en chemin de résurrection.

Nous avons une espérance invincible. À l’inverse de l’espoir humain, incertain, nous nous appuyons sur une victoire annoncée. La victoire du Christ est la nôtre, c’est la victoire de son amour et de sa miséricorde.

Dans la parabole du jugement dernier, nous pouvons nous reconnaître des deux côtés, à gauche et à droite du Christ. C’est le péché par omission qui est ici souligné. Qui peut prétendre avoir fait tout ce qu’il aurait dû faire ? Nous ne pouvons que faire appel à la miséricorde divine. Mais si nous nous mettons en prière, nous nous ouvrons au don de l’Esprit Saint qui est l’Esprit du Christ. Nous aimerons notre prochain et nous lui viendrons en aide. Prier est un acte décisif qui change la vie, car la prière nous donne le don d’aimer.

Jésus ne nous demande que des gestes simples, à notre portée : vous m’avez nourri, vêtu, visité… Des gestes d’humanité. En échange, il nous donnera la gloire du Ciel ! C’est l’humanisme de l’Évangile qui est ici souligné d’une façon décisive. Ce qui est bouleversant dans cette parabole, c’est que le Roi de gloire s’identifie aux plus petits. Quelle dignité le Christ apporte à chacun de nous, jusqu’au plus pauvre et à l’exclu !

C’est une parabole universelle, même pour les athées. « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, soif, étranger et nu… ? » Ils ont servi le Christ sans le savoir ! Mais l’homme qui ne prie pas, risque fort de s’enfermer sur lui-même et de ne penser qu’à lui.

Sachons écouter notre cœur, nos entrailles, et voir dans le prochain notre semblable. Nous avons été créés à l’image de Dieu au point que la loi de l’amour a été inscrite dans nos entrailles. N’endurcissons pas notre cœur ! La parabole nous invite à faire les bons choix : ils ont une portée éternelle !

En définitive, c’est l’amour qui est vainqueur.

La parabole célèbre le triomphe de l’amour et de la miséricorde. L’amour n’est pas vain : il nous ressuscitera et comblera tous nos désirs. Chaque petit acte d’amour construit le royaume éternel auquel nous aspirons tous.

Oui, le Christ est Roi et nous régnons avec lui. Il est présent au milieu de nous en cette eucharistie et c’est lui qui nous rassemble dans son Esprit. Esprit de fraternité, esprit de paix, d’amour, de joie et de miséricorde. Chaque fois que nous communions à son Corps, nous nous unissons à lui pour faire avec lui un seul Cœur, ce Cœur qui a tant aimé les hommes. Que Jésus soit le Roi de nos cœurs, ­amen !

Prière universelle

  • « J’avais faim… » Pour un partage équitable des richesses dans le monde : Prions le Seigneur.
  • « J’étais un étranger… » Pour tous ceux qui se mettent au service des hommes, des femmes et des enfants qui ont dû fuir leur pays à cause des changements climatiques et de la guerre. Prions le Seigneur.
  • « J’étais malade… » Pour tous ceux qui ont à cœur d’assurer une présence attentive et aimante auprès des malades et des mourants. Prions le Seigneur.
  • « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? » Pour que nous sachions te voir dans notre prochain pour lui apporter l’amour du Christ. Prions le Seigneur.

P. Marie-Joseph Huguenin

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