Bienvenue ! › Forums › Archives › Faut-il prier pour la pluie ? (du 30 juillet au 20 août 2026)
- Ce sujet contient 19 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Marie-Joseph, le il y a 3 semaines et 4 jours.
-
AuteurMessages
-
30 juillet 2026 à 11h #10642
Faut-il prier pour la pluie ? Dans la Bible et l’Histoire de l’Église, on voit des hommes et des groupes de personnes prier pour la pluie. Le prophète Élie prie pour qu’il n’y ait plus de pluie, pour appeler à la conversion, puis il prie, à la suite de la conversion d’Israël, et la pluie revient. Les rogations sont une tradition dans l’Église pour appeler les bénédictions sur les récoltes. On prie pour l’heureuse alternance de la pluie et du beau temps. En cas de sécheresse, des communautés ont prié et ont été exaucées. Et nous ? Retrouvons la dignité de fils et filles de Dieu pour vivre l’Alliance avec Dieu. La sécheresse actuelle est liée à l’activité humaine qui ne respecte pas la Création. Prions pour la pluie et notre conversion ! Ne faut-il pas retrouver ce lien si profond entre l’harmonie de la Création et notre conversion personnelle ?
30 juillet 2026 à 15h #10653Bonjour
Demandons la pluie oui, mais avec discernement, car notre Dieu n’est pas un Dieu horloger à qui nous demandons de réparer une mécanique déréglée. Il est le Père et Seigneur de toute la création à chaque instant et s’Il le veut Il peut tout rétablir en un instant.
Je ne sais pas pour ma part si la sécheresse est liée à l’activité humaine, et j’aurais beaucoup de mal à l’affirmer faute de preuves scientifiques car les avis sont partagés sur ce sujet.
Certains pensent que ce qui est la cause principale de la sécheresse est l’activité plus intense du soleil, et j’en fais partie.
Ce qui est sûr en revanche c’est que certains incendies sont liés à la malveillance et l’imprudence humaine, à la corruption de l’âme qui est un danger qui nous menace tous.
Les évangiles de cette semaine nous parlent à plusieurs reprises d’un feu qui ne s’éteint jamais, n’est-ce pas ce feu qui est le vrai danger, le feu éternel de l’enfer ?
Élie a prié pour qu’il ne pleuve pas car son peuple était soumis aux idoles de mort, pour qu’il sorte de sa corruption.
Est-ce que la France n’est pas en ce moment un pays soumis aux idoles de mort ? Avortement dans la constitution, euthanasie jusqu’au personnes déficientes mentalement, n’est-ce pas un incendie plus grave et pervers que les feux de forêt ?
Ce qui est important pour ma part c’est que tous les hommes soient sauvés, pas que les feux de forêt cessent d’abord, mais que la conversion soit accordée à chacun d’entre nous.
Cherchons d’abord le royaume de Dieu et sa justice et tout le reste viendra par surcroît, y compris la pluie.
Et si les feux de forêt sont le chemin pour sauver une seule âme de l’enfer, je pense hélas qu’ils sont nécessaires, comme autant d’incitations à prier pour le salut des âmes.
Citation du Saint Curé d’Ars de son procès de canonisation (art 136)
31 juillet 2026 à 18h #10693Merci à Patrice pour ces réflexions pertinentes. Cependant, la communauté scientifique s’accorde en majorité depuis plus 30 ans sur un changement climatique lié à l’émission de CO2 dans l’atmosphère et c’est un constat que les records de chaleur sont chaque année dépassés. Mais, certes, les causes sont multiples, comme les éruptions solaires, les phénomènes El Niño, la complexité des courants atmosphériques, etc. Et c’est dans ce contexte que le Pape a écrit sa fameuse encyclique Laudato Si’ où il souligne essentiellement deux choses : l’une que le monde est comme une « maison commune » dont il faut prendre soin, l’autre, la prédation, la consommation effrénée, sacagent notre maison commune et engendrent toutes sortes de déséquilibres dont les plus pauvres font les frais. La pollution atmosphérique est comme un reflet de la pollution de nos consciences. Et ainsi émerge comme une nouveauté qui est en même temps la redécouverte d’un savoir ancestral : l’harmonie du monde est l’expression même de la Création divine, tandis que notre péché engendre la disharmonie. Et Dieu nous appelle sans cesse à faire Alliance avec Lui. Plus nous vivrons en harmonie avec lui, mieux se portera notre monde, notre biosphère. L’Esprit Saint est un Esprit de Vie, qui engendre toute vie, toute harmonie et toute beauté. C’est aussi un esprit de compassion qui prend soin de l’homme pécheur. Prions, en union avec Lui, pour toutes les victimes du changement climatique, qui se trouvent aujourd’hui partout sur la terre et prions pour un monde nouveau qui retrouve l’Alliance avec le Créateur, notre Père.
4 août 2026 à 11h #10699Je me fais cette réflexion : on pourrait résumer les causes du changement climatique en deux possibilités : soit il provient de l’activité humaine, soit il n’en provient pas. Dans le premier cas, l’homme en est responsable, dans le second, il ne l’est pas. Dans la Bible, les bénédictions divines se manifestent par de belles récoltes : « Tu couronnes une année de bienfaits, sur ton passage ruisselle l’abondance, tout exulte de chante ! » (Ps 64) Mais la compassion de Dieu fait pleuvoir sur les justes et les injustes (Mt 5, 45). Tandis que le songe des sept vaches maigres et des sept vaches grasses invite Joseph à la prévoyance et la bonne gestion (Gn 41). Que devons-nous faire ? Saint Paul résume la réponse chrétienne par ces mots : « Imitez Dieu » (Ep 5, 1). En enfants de Dieu, nous sommes appelés à faire de notre terre, où Jésus s’est fait chair, une terre de bénédictions. L’Alliance avec Dieu et tout le savoir et la sagesse que l’on peut acquérir grâce à Dieu, nous invite à prendre soin de notre terre. Beaucoup préfère la fuite dans les loisirs ou des ailleurs chimériques. Prier pour la pluie apparaît comme une manière humble de collaborer à la compassion de Dieu. Et vous, qu’en pensez-vous ?
6 août 2026 à 12h #10700Je pense qu’il faut prier pour tout, et donc aussi pour la pluie, pour l’équilibre auquel la nature aspire ! Ainsi l’amour devient le but de tout ! « Aime et fais ce que tu veux », écrit St Augustin (si mes souvenirs sont bons).
Je pense aussi comme Patrice que l’activité humaine a beaucoup moins d’impact que les effets du soleil, des courants, et de beaucoup de phénomènes qui nous dépassent tous, scientifiques y compris, etc… Il y a toujours eu des périodes de réchauffement et de refroidissement. Le CO2 est bon pour la verdure, les arbres ! Et il existe beaucoup de moyen de le rééquilibrer grâce très souvent à la nature d’ailleurs.
Le fait qu’une majorité des scientifiques affirme quelque chose en la matière, n’est pas, selon moi, un bon critère.
Le seul critère qui vaille, c’est le débat en vue de la vérité, même si elle ne fait pas plaisir.
Et cette majorité de scientifiques qui affirment que la sécheresse et le réchauffement climatique seraient le fait de l’activité humaine, ne veulent pas débattre avec leurs contradicteurs. S’ils étaient honnêtes, ils n’hésiteraient pas à le faire et s’en réjouiraient.
Ils sont, pour moi, de nouvelles pseudo autorités pharisiennes, bien orgueilleuses, celles-là mêmes qui encourageaient les foules à hurler « Barrabas ! » au procès de Jésus.
Jésus, en réponse, n’a jamais refusé le débat, bien au contraire.
Pour sortir du syndrome « Tour de Babel », rien de tel que la subsidiarité où l’intelligence humaine trouve des solutions pertinentes là où elle se trouve, et invente concrètement des solidarités face aux problèmes du temps présent. Particulièrement lorsque l’amour en est le moteur, déclenchant un mouvement d’enthousiasme qui redonne aux hommes leur utilité et leur fierté.
Quand on aime, on se hisse au-dessus des clivages. L’amour a bien des formes : le respect, l’empathie, l’écoute, le partage, l’entraide, la reconnaissance, la contemplation, la joie toute simple de se rendre utile, et, bien entendu, la prière, l’oraison…
Petite anecdote concernant les feux de forêt : il y a 50 ans, mon grand-père m’expliquait que l’entretien des forêts était indispensable, pour éviter de terribles incendies. Dans sa jeunesse, on récupérait tous les petits bois morts jonchant le sol, on les faisait sécher, et ainsi, on faisait démarrer facilement le feu des chaudières à bois. Souvent, c’était les enfants qui s’amusaient à en faire la collecte. Il disait aussi qu’il fallait couper certaines branches et certains arbres, créer de larges allées, des clairières, excellents coupe-feux, les champs aussi étaient bienvenus, etc… Mais on fait, depuis quelques décennies, tout le contraire !
« L’harmonie du monde est l’expression même de la Création divine, tandis que notre péché engendre la disharmonie » : Tout à fait d’accord, Marie-Joseph, et toutes les prières pleines de compassion, de tendresse et d’empathie, à travers le monde ont toutes leur effet régulateur, j’en suis convaincue !
Prier le Dieu d’amour, à chaque instant, dans le repos comme dans l’action, pour faire de ce monde une belle chrysalide en vue du Royaume, c’est le noble et beau destin offert par Lui à tous les hommes. Puissent-ils le découvrir du fond de leur âme !8 août 2026 à 15h #10705Qui aurait des anecdotes à partager sur la prière lorsqu’elle ramène le calme, la paix, l’équilibre, ou bien qui ferait du bien alentour et notamment sur notre environnement naturel, de manière significative ?
Cela pourrait devenir précieux et enrichir notre perception à tous, des effets que peuvent avoir nos prières, des plus humbles aux plus profondes ! Cela pourrait aussi élargir notre connaissance de la dimension spirituelle de nos pensées et prières diffuses lorsqu’elles se trouvent fécondées par notre foi !11 août 2026 à 9h #10706Pour conclure ce forum, je vais souligner ce qu’il m’a apporté et que je voudrais partager. Tout d’abord, il me semble qu’il convient de rappeler deux choses. La première, c’est que la production de pétrole s’élève à près de 100 millions de barils par jour (1 baril = 160 l.) ! Or, le pétrole fournit de l’énergie par combustion, ce qui a forcément un grand impact sur le changement climatique. D’autre part, la population mondiale est passée de 1,5 milliard en 1900 à plus de 8 milliards ! Parler d’anthropocène pour souligner le changement climatique induit par l’activité humaine me paraît vraiment judicieux. Cela a l’avantage de mobiliser notre responsabilité personnelle. L’engagement pour des énergies vertes qui préservent l’environnement et de Laudato Si’ pour une justice climatique sont tellement pertinents. La prière a une importance décisive, car elle change l’esprit de l’homme, elle l’ouvre à l’Esprit Saint, à sa sagesse, à sa compassion. Je voudrais conclure par cette belle histoire rapportée par le psychologue C.-G. Jung : La sécheresse sévissait depuis longtemps dans une région agricole en Chine. Les gens se sont dit : « Que faire ? » Ils ont convenu que la meilleure idée était de faire venir un sage. Celui-ci est arrivé en plein hiver. Il s’est installé dans une petite demeure et a simplement continué sa vie habituelle. Et la neige est arrivée, abondante ! Pourquoi ? Parce que son harmonie intérieure a rétabli l’harmonie dans sa région ! Bonne journée, en union de prière 😘 🌈 🙏
12 août 2026 à 13h #10707(Anthropocène = nouvelle époque géologique. Je ne connaissais pas ce terme et je pense que je ne dois pas être la seule)
Ce forum n’aura pas intéressé grand monde. Peut-être pour éviter le choc d’opinions diverses et variées ! Ou bien tout simplement parce que la période estivale ne s’y prête pas.
Effectivement nous sommes 4 fois plus nombreux qu’au siècle dernier.
Mais on remarque dans divers pays, qu’en donnant la possibilité de choisir le nombre d’enfants qu’elles auront, aux filles, on voit une baisse significative des naissances.
D’autre part, quand on voyage en avion, on découvre depuis le ciel une immensité de forêts, de bois, de champs, de montagnes, de lacs… Et cela peut nous faire relativiser les choses vis-à-vis des infos alarmistes qui tournent en boucle.
D’autre part, rappelons nous : beaucoup de catastrophes naturelles (qui seraient dues aux activités humaines) et qui avaient été annoncées, ne sont pas arrivées.
Et concernant les prédictions de hausse de températures, on pourrait en douter, car on ne sait même pas le temps qu’il fera dans 3 semaines, comment pourrait on connaître celles qu’on aura dans 20, 30 ou 100 ans, la vie est si complexe !… (Pas très sérieux. A tel point d’ailleurs, qu’on ne parle plus de réchauffement mais de dérégulation…)
Soyons positifs.
Tout d’abord, ce qui est déchet ne l’est pas forcément pour la nature qui est animée d’une intelligence extraordinaire, et qui, si on l’aide, et s’en inspire, a une capacité de transformation étonnante.
Un bon exemple concret de l’activité humaine : « Yacouba Sawadogo, au Burkina Faso : Il a remis en pratique une technique traditionnelle appelée zaï : on creuse de petites cuvettes dans les sols très dégradés, on y concentre matière organique et eau, et les plantes peuvent alors s’installer. Cette approche a permis une restauration spectaculaire de terres initialement très dégradées ; son exploitation forestière est devenue un exemple emblématique de restauration des terres sahéliennes… »
Respecter la nature, autrement dit « l’aimer », s’inspirer d’elle, composer avec son étonnante vivacité, et bien entendu de façon locale, donc au plus près d’elle et du prochain (qui signifie « le proche »), voilà ce qui peut correspondre à la Sagesse, à mon sens.
Je ne crois pas au mondialisme, et à ses décisions (bien orgueilleuses) pour soi-disant protéger la planète. Je pense même que le mondialisme est dangereux, problème de la « Tour de Babel » !
Il ne faut pas confondre la mondialisation qui n’est pas le mondialisme. La mondialisation c’est s’appuyer sur des repères, des techniques, des savoirs faire qui se répandent un peu partout par souci de praticité et échanges de bons procédés : exemple : les routes, la codification de la conduite sur route, certaines constructions etc…
Le mondialisme c’est la volonté d’une poignée d’hommes qui voudraient soumettre à leurs dogmes tous les peuples indistinctement. Et pour ce faire, actuellement, on glisse de plus en plus dans quelque chose d’encore plus terrible que ce que nous raconte G. Orwell dans « 1984 ». Où le sens des mots est sciemment perverti.
Progressivement, si rien ne casse cet engrenage, nous ne pourrons même plus échanger nos idées sur le climat, sur la médecine naturelle, sur la politique… Nous n’aurons plus de vraie science, car la science aime débattre, et la science, par nature, est tout sauf le consensus. Nous n’aurons plus accès à toutes les opinions et pensées qui s’exercent de par le monde. Ce sera un recul notoire.
Jusqu’à présent l’effet Tour de Babel, n’a jamais pris, espérons que ce sera encore le cas, cette fois ci. Les chrétiens, en amoureux de la liberté et de la dignité humaine, de par leur vie, leurs pensées, leurs actions, leurs réflexions, et leurs prières, seront toujours pour une grande majorité au service du bon sens, du débat, de la liberté, et ce sera, à mon sens, un sacré rempart à tous les ministères de l’injustice et de la manipulation qui se profilent.13 août 2026 à 0h #10708Bonjour !
Pour ma part je pense que le sujet est à la fois intéressant et clivant.
Intéressant car le feu nous interpelle tous, le dérèglement climatique nous touche de près cette fois.
Clivant car les positions écologiques excessives sont pour ma part choquantes, et je ne vais pas les énumérer ici car ce n’est pas le sujet de fond.
Tout le monde a le droit d’être pour l’écologie, tout le monde a le droit aussi d’être contre les excès de l’écologie.
Laudato Si appelle tous les catholiques à une lecture humble et respectueuse. Les avis scientifiques cités sont à prendre en compte, et personnellement j’adhère à certains d’entre eux, comme le pillage des ressources naturelles et le gâchis dans les sociétés modernes qui appellent à une conversion dans l’usage des biens. Je perçois personnellement cet appel à la conversion et j’essaye d’y répondre.
Je dirais que Laudato Si nous appelle à répondre à l’appel, aux gémissements de la création torturée à bien des égards, et c’est un véritable appel.
Mais ce qui est plus grave à mon sens que la création torturée, c’est l’homme torturé, ce sont les enfants avortés, les personnes âgées assassinées. Bientôt on ne pourra plus le dire. Et déjà on n’en parle si peu.
Et encore plus grave, les âmes perdues en enfer. Et alors là personne n’en parle. Pourquoi, mais pourquoi ?
Alors quand on me pose la question « faut-il prier pour la pluie », je pense à « mais pour quoi faut-il prier ? ».
Et je repense à Abraham qui voyait Sodome en danger de brûler par châtiment divin, il n’a pas demander à Dieu d’arrêter le feu, non, il a demandé la Miséricorde SI il y avait jusqu’à 10 justes dans la ville…
Donc si nous voulons les bénédictions terrestres, c’est d’abord notre conversion et celle de nos proches qu’il faut demander avec insistance chaque jour, tous les jours, toute l’année, pour l’incarner avec espérance de plus en plus.
Et pour bien demander ainsi je découvre de plus en plus la richesse et la profondeur du chapelet, qui permet de porter de nombreux proches, et aussi je découvre les grâces qui en découlent avec le temps, le temps long. Car Dieu exauce suivant sa Volonté adorable et non selon la notre.
Avec Marie, en priant avec le cœur le chapelet, chassons le mal brûlant qui a envahit nos sociétés modernes, notre coeur et celui de nos proches.
Alors il pleuvra des grâces de miséricorde dans nos cœurs, alors il pleuvra sur la terre.
Que la prière du chapelet se répande sur la terre, et le monde aura la paix. Voici les messages de Notre-Dame qui éclairent ma pensée et ma prière :
« Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule pourra vous secourir. » – Message de Notre-Dame du 13 juillet 1917
Et le message du 13 août reporté au 19 août 1917
« Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’il n’y a personne pour se sacrifier et prier pour elles. »13 août 2026 à 11h #10709Cet échange est intéressant car il nous pousse mettre nos pas dans ceux du Christ qui nous invite à « chercher d’abord le royaume de Dieu, et alors, le reste nous sera donné de surcroît » (Mt 6,33)
Je m’appuie beaucoup sur cette parole dans ma vie, mais bien entendu jamais assez, et je m’exaspère, alors je compte sur la Miséricorde de notre Dieu qui est Amour.
Ce qui est magnifique avec la prière et l’oraison, c’est que : d’un lit d’hôpital, d’une maternité, d’une maison de retraite, au travail, à la maison, au sport, dans les soins, les jeux, les sourires, par notre regard sur un être en quête de sens, devant un coucher ou lever de soleil, dans chacun de nos « merci », dans chacune de nos pensées, de nos gestes, de nos projets… Nous devenons comme une petite perle du chapelet sur lequel s’écoule les prières du rosaire, et nous redonnons chacun pour sa part, souvent modestement mais sûrement, un peu plus au monde, sa vocation de terre de transit vers le Royaume !
Ce qui m’émerveille aussi c’est que Dieu a rejoint la condition humaine pour la « Sauver », non pour la juger. L’homme étant à son image, il est libre (Par essence, l’Amour ne s’impose pas. L’homme chrétien est un homme conscient de sa liberté, une liberté intérieure que rien ne pourra lui arracher. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les chrétiens ont toujours compté et comptent le plus de martyrs au monde).
Les paroles du Christ me font comprendre que le tribunal devant lequel l’homme doit et devra comparaître, c’est sa conscience, car avec et face à Dieu qui est Lumière, on ne peut pas tricher, on ne peut plus nier. On ne manipule pas la Vérité, qui nous renvoie à notre propre vérité et réalité. C’est pourquoi il vaut mieux entrer dans le Royaume, manchot, borgne, estropié que d’aller dans la géhenne là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas (pour moi, cette géhenne est celle du remords dont les effets, effectivement rongent, brûlent… d’où le sacrement du pardon, de la réconciliation, du rachat) Tout se tient ! Et c’est à découvrir et redécouvrir encore.
Merci de tout coeur, pour cet espace de libre expression et d’échanges gorgés et nourris de prières et de quête de Dieu 😉13 août 2026 à 18h #10710Merci à Patrice pour ce rappel essentiel. Lorsque le Seigneur est venu me chercher quand j’avais vingt ans pour me consacrer totalement à lui, j’ai ressenti surnaturellement la gravité de cette appel. Nous ne mesurons pas assez l’enjeu de nos engagements dans la vie spirituelle. Prier peut sauver des âmes, tout comme chaque acte de charité quotidien, comme le dit si bien Michelle. L’enfer est une réalité qui est celle du refus possible et définitif du Salut de Dieu. Pour comprendre cette possibilité, je me dis qu’un homme qui a fait consciemment beaucoup de mal, comme un dictateur, par exemple, quand il se trouvera en face du Christ qui lui offre son pardon et sa miséricorde, pourra-t-il les accueillir, lui qui les a sans cesse refusés à son prochain ? Le bon larron a reconnu ses fautes et a été sauvé. Il a fait acte de vérité et d’humilité devant le Christ, mais plus le mal accomplit est grand, plus se sera difficile. La miséricorde divine est infinie, comme l’écrivait la Petite Thérèse, mais faut-il avoir le courage de l’accueillir, ce qui suppose d’abord de reconnaître sa misère.
Pour en revenir à l’état de notre monde, je pense qu’il ne faut pas opposer ce que dit la science, avec ses mesures précises, à toutes les autres approches complémentaires, comme par exemple la corruption à grande échelle. Sans surtout oublier les innombrables actes d’amour pour notre prochain et notre terre. Finalement, tout se tient, le salut de notre terre et le Salut du monde !14 août 2026 à 11h #10714On est bien d’accord : Tout se tient, se corrobore, dans le décodage systémique des paroles du Christ, tout comme pour le salut de la beauté de la création toute entière et des hommes. Sur ce coup là, St Paul avait bien ressenti les choses : « la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps ».
C’est fou comme très vite, on est passé de « faut-il prier pour la pluie ? » à finalement : « Faut-il prier ? ».
Et on pourrait répondre : Mille fois Oui ! la prière et surtout la prière par amour, est essentielle tout comme l’eau. Sans eau, tout corps se dessèche et meure. Eh bien sans prière, notre âme/coeur/esprit se dessèche et meure… Meure d’errance sans but, d’absence à soi-même et aux autres !14 août 2026 à 15h #10715Chaque jour nous apporte son lot de mauvaises nouvelles quant à l’environnement et à la destruction des éco-systèmes. Et que dire des guerres et de leur impact sur la qualité de l’air et de l’eau? Des drames humains se jouent à grandes et à petites échelles. Devant cet état de fait, nous pouvons ressentir un vif sentiment d’impuissance qui peut s’accompagner parfois avec de l’anxiété et du découragement. Certains préfèrent vivre dans le déni, d’autres dans le cynisme ou la basse résignation. Mais quelle est l’attitude de celui ou celle qui pratique l’oraison? Les sentiments qui accompagnent les prises de conscience peuvent être pénibles – ce qui est parfaitement humain -, mais ils ne sont pas vécu en solo. Celui qui prie sait que Dieu l’accompagne dans ses luttes et qu’Il n’est pas indifférent à sa situation.
Cela me fait penser à cette histoire lue à propos de pères juifs pendant la Shoah. Les nazis avaient trouvé une façon pour le moins pernicieuse et sophistiquée de les torturer: ils avaient placé des pères devant leurs fils attachés à des poteaux d’exécution pour s’assurer qu’ils voient leurs fils mourir sous les rafales de mitraillettes. L’un des pères, pris d’un sentiment de révolte, demanda à son voisin : « Mais il est où le Dieu d’Abraham? » Et son voisin de répondre : « Il est avec nos fils attachés à la potence ! »
Oui, il faut prier pour la pluie, vous l’avez bien signifié dans vos commentaires. Je veux juste ajouter qu’il ne faut pas oublier que Dieu n’est pas insensible à nos souffrances et qu’Il les vit avec nous. Et alors, demanderont certains, pourquoi ne change-t-Il pas la situation? J’aimerais entendre vos réponses à cette question.15 août 2026 à 12h #10717En ce jour de l’Assomption, rappelons nous que le flot de mauvaises nouvelles qui tourne en boucle est sciemment dramatisé, pour semer la peur et la désespérance, afin d’obtenir une meilleure docilité des peuples (Annah Arendt en parle bcp).
Car en effet, on nous présente encore et encore des problèmes de toutes sortes qui impacteraient la terre entière (de manière « storytellée » : avec des musiques, des ton de voix qui suggèrent : ou bien la suspicion qd il s’agit des « méchants » (et donc pas nous bien-sûr), ou bien la force, la victoire lorsqu’il s’agit de nos actes terroristes, de nos armées, de nos décisions restrictives, de nos fermetures de tel ou tel média, de nos guerres pour la paix ??? de nos choix de vie et de mort sur les autres… ») mais jamais ! jamais ! les solutions qui y remédient ! Etrange non ?
Or les solutions sont bien plus importantes que les problèmes, et elles portent à l’espérance (hou la la, « Espérance » : c’est un peu trop chrétien tout ça… pensent tous ceux qui se sont rangés du côté de l’ombre ! Déchristianisons le monde et vaccinons régulièrement les masses avec la peur).
J’y mets de l’humour parce que dire les choses avec humour, c’est une bien belle façon d’annoncer la victoire de la vérité, et avec elle la victoire des remèdes, parfois tout simples, que le Ciel nous révèle, et nous révèlera, et victoire sur les obstacles qui se transforment en défis…
Le monde a toujours connu des guerres, des famines, des épidémies, des injustices, des bouleversements, des tremblements, des volcans meurtriers, des hivers trop froids, des étés trop chauds… Mais le monde a connu aussi des chapelles, des écoles, des dispensaires… organisés par des petits groupes de soeurs et frères du Christ, qui se sont multipliés et qui ont ensemencé la terre d’espérance, de sourire, de solidarité, de pertinence, d’optimisme, d’amélioration, de bonté. Bien sûr ils n’étaient pas parfaits ces frères et soeurs, mais ce qui les habitait était la bonté même !
Si nous pouvions avoir une vue d’ensemble de tout ce qui se passe, on verrait qu’il y a bcp de choses très positives qui s’organisent partout, bien plus qu’on ne l’imagine. Si le négatif, autrement dit le mal, était plus important que les actions, prières, oeuvres, etc. positives, le monde n’existerait déjà plus.
Tant qu’on est « chenille » on ne s’en rend pas bien compte, et c’est bien normal, c’est pourquoi Marie vient nous redire aujourd’hui que la vie, que nos vies sont une Assomption ! Une assomption soutenue par la Lumière qui a lui dans les ténèbres et que les ténèbres n’ont pas arrêtée. Alléluia 😉15 août 2026 à 15h #10718Pour répondre à Jean-Luc, le mal dans le monde, parfois si grand, met en évidence la responsabilité humaine. La parabole de l’enfant prodigue l’illustre bien (cf. Lc 15) . Le père est impuissant face à la liberté de ses enfants. L’amour, même infini, est impuissant quand il est refusé. Dieu ne peut nous forcer à aimer. Face au mal dans le monde, le Seigneur dit au psalmiste : « Je suis avec toi dans ton épreuve, pour te libérer, te glorifier » (Ps 90, 15). Le Christ lui-même a été crucifié par le mal dans le monde, mais sa puissance s’est révélée en transformant nos obscurités en lumière par sa résurrection. Une puissance de résurrection est à l’œuvre au cœur de nos vies (cf. Ep 1, 18-20).
Face au changement climatique, il faut avoir le sens des responsabilités, ni le nier, ni entrer dans une peur paralysante, mais agir comme Dieu nous l’a toujours demandé : en faisant alliance avec lui. L’histoire de Noé l’illustre parfaitement : parce que Noé a écouté Dieu, parce qu’il a cru au déluge imminent, il a sauvé toute la création. Cette parabole montre que Dieu ne sauve pas le monde sans nous. Et que nous sommes aussi capables de le détruire en s’opposant au dessein de Dieu.
En cette très belle fête de l’Assomption, unissons notre cœur au cœur de Marie « qui méditait tous ces événements dans son cœur » (Lc 2, 19) et faisons alliance avec elle. Plus nous vivrons avec elle, dans un cœur à cœur, plus nous lui deviendrons semblables. Elle nous montre aussi que notre destinée, c’est la gloire du Ciel et non pas d’aller sur mars !15 août 2026 à 18h #10721Pourquoi opposer notre destinée spirituelle avec le vieux rêve humain de voler dans les airs, de créer des avions, de créer des fusées, et d’essayer d’aller découvrir d’autres territoires puis de planètes ? Moi, je les aime bien tous ces génies un peu autistes, d’autant qu’ils ne font de mal à personne. Ils sont originaux, ils sont eux aussi le sel de la terre !
Belle Assomption à tous 😉19 août 2026 à 16h #10722Il y a des réalités terrestres et des réalités célestes. Elles sont différentes, mais pas indépendantes. Toutes activités terrestres devraient être au service du royaume de Dieu sur terre par l’accroissement de la charité. Les activités scientifiques revendiquent souvent leur pleine autonomie. Pourtant, elles portent avec elles des conséquences éthiques. La foi et la science devraient converger pour que toute l’intelligence humaine soit au service du royaume de Dieu, qui passe aussi, comme nous l’avons vu, par la préservation de la biosphère. Elle a été créée par Dieu comme un jardin pour que l’homme rencontre Dieu, lie avec lui une amitié et vive dans la fraternité par l’Esprit Saint. Depuis le 18e siècle surtout, nous avons perdu cette perspective globale. Dieu est partout et nous devrions le rejoindre dans toutes nos activités. Les bouleversements climatiques sont une opportunité pour retrouver cette unité organique, complexe, mais réelle et vitale. La prière est le chemin pour retrouver cette unité, car elle nous relie à Dieu et nous conduit à l’amitié avec Dieu, qui a créé la terre et ses merveilles. Mais les catastrophes sont souvent évoquées pour nier l’existence de Dieu (cf. Ap 16, 9).
19 août 2026 à 22h #10723« Il y a des réalités terrestres et des réalités célestes. Elles sont différentes, mais pas indépendantes. Toutes activités terrestres devraient être au service du royaume de Dieu sur terre par l’accroissement de la charité » :
Je ressens les choses aussi ainsi, et c’est pourquoi je ne vois pas d’opposition à la charité de la part de ces êtres marginaux et savants qui se passionnent pour leur découverte, ce sont des « assoiffés » et ils font avancer la recherche… Ils bousculent l’établi certes, mais c’est le propre de la découverte !
L’électricité, et l’ampoule par exemple a été l’occasion de millier d’essais…
Pierre et Marie Curie ont donné leur vie pour leur recherche…
Et qui sait si un jour avec toutes les découvertes sur le quantique etc, nous ne pourrons pas voyager très vite et très loin dans l’espace ! Qui aurait penser que nous pourrions aller, via les airs, d’un pays à un autre en quelques heures…
Et tous ces chercheurs ont toujours mis tout leur coeur dans leur travail, parce qu’ils voulaient apporter un (leur) plus au monde.
Et s’il arrive que leur découverte desserve pas la suite, à la base ça n’était pas le but (c’est l’histoire de la fourchette ou du couteau : à la base ils sont créés pour nous être utiles, mais on peut s’en servir aussi pour blesser quelqu’un ! Devrait-on pour autant jeter tous les couteaux et fourchettes ?).
Tous ces amoureux de la recherche, plutôt que de les freiner, je pense qu’il faudrait au contraire les soutenir non seulement par rapport à leur travail du moment, mais aussi pour le travail qu’il y aura à déployer sur les effets négatifs de leur découverte, si besoin.
Il y a beaucoup de façons de pratiquer la charité, chacun selon ses talents !19 août 2026 à 23h #10724La science est un moyen pour comprendre la nature qui nous entoure, découvrir ses lois, et les utiliser pour le bien ou pour le mal. La foi est une grâce divine qui nous permet d’être en relation avec Dieu. Ces deux notions sont compatibles mais c’est la foi qui prime.
En effet la science n’est bonne que si elle recherche la vérité et le bien. Il y a une science du vrai et du bien, il y aussi un science du mal et du mensonge qu’il nous faut discerner et rejeter.
Un chercheur chrétien, dans le domaine de l’armement, dans une entreprise au service de personnes belliqueuses, cela pose question.
Nous les chrétiens avons un rôle essentiel dans ce domaine car seul la foi peut permettre à un savant de discerner le mal et éventuellement d’abandonner sa recherche s’il voit que sa science est utilisée pour nuire aux plus faibles et non pour les défendre.
Il nous faut faire connaître le Christ qui seul sauve et donne du sens à toutes les activités humaines, voilà le vrai cadeau à faire aux scientifiques à mon sens…
20 août 2026 à 14h #10725Il me semble qu’il est temps de clôturer ce forum. La pluie revient et joue avec le soleil pour dessiner un arc-en-ciel. C’est le signe donné à Noé pour signifier, ne l’oublions pas, non seulement la bienveillance de Dieu, sa miséricorde inlassable, mais aussi l’alliance que Dieu veut vivre avec les hommes. En Jésus-Christ, cette alliance devient filiale et nous rend, nous chrétiens, particulièrement responsables. Comme l’écrit si bien Patrice, « il nous faut faire connaître le Christ qui seul sauve et donne du sens ». Non seulement le faire connaître, mais surtout en vivre. Notre société de consommation court à sa perte en détruisant notre nature. Pierre Rabhi a eu cette formule heureuse, souvent reprise et présente aussi dans Laudato Si’ : nous sommes appelés à vivre dans une « sobriété heureuse », respectueuse de notre environnement créé par Dieu, mais aussi à nous engager contre toutes les formes de corruption, de prédation, qui font tant souffrir notre humanité. Les chrétiens sont « un peuple de prêtres » (1 P 2, 9 ; Ap 1, 6) appelé à intercéder pour le monde. Ainsi soit-il !
-
AuteurMessages
- Le sujet ‘Faut-il prier pour la pluie ? (du 30 juillet au 20 août 2026)’ est fermé à de nouvelles réponses.