Pastorale

Homélie du dimanche et des fêtes

32e Dimanche ordinaire

10 novembre

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)

En préparant cette homélie, je me suis posé cette question ? Qu’est-ce que la résurrection peut bien signifier pour un enfant ? Je vais vous partager ce qui est venu à mon esprit.

Un enfant, c’est plein de vie ! Et quand ça lui chante, il est plein d’amour et de joie. Eh ! bien, la résurrection, c’est cela : la vie remplie d’amour, la joie débordante. Par la fraîcheur de sa vie, un enfant annonce la résurrection : là où la vie atteindra sa plénitude, car Dieu, qui est la source de la vie, sera tout en tous. La vie divine aura tout régénéré jusque dans nos corps.

Le prophète Sophonie nous donne encore cette image magnifique : « Le Seigneur ton Dieu est au milieu de toi, en héros vainqueur ! Il exultera pour toi de joie, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. » Au jour de la résurrection, cette prophétie se réalisera.

Notre vie serait bien triste si elle finissait comme celle des animaux. « Aimer quelqu’un, c’est lui dire : je t’aimerai éternellement ! » L’amour vrai est éternel. Il ne meurt jamais. Il construit une relation qui ne finira jamais. Pour ceux qui s’aiment, la mort ne peut mettre fin à l’amour. « L’amour est plus fort que la Mort, les fleuves ne pourront éteindre l’amour, ni les torrents l’emporter », écrit le Cantique des cantiques.

L’amour enveloppe toute la personne, corps et âme. Et c’est pourquoi Dieu, qui nous aime tant, nous ressuscitera corps et âme. Notre corps sera transformé. Il atteindra la plénitude de sa vocation d’être le sacrement de l’Esprit, c’est-à-dire le signe tangible de sa présence et le moyen de communiquer l’amour. Il n’y aura plus d’ombre, mais nous resplendirons comme des étoiles dans le ciel.

Notre vie ne fait que commencer et, si elle se fane au soir de la vie, c’est comme une fleur : c’est pour donner un fruit et s’épanouir dans une vie encore plus abondante. Ici-bas, nous nous traînons parfois comme des chenilles. Mais notre vie s’épanouira comme le papillon virevoltant dans la lumière du Soleil.

La résurrection, c’est donc très important : c’est savoir que notre vie a un magnifique avenir, que l’espérance que nous portons dans notre cœur n’est pas vaine. Mais bien plus, pour le chrétien, la résurrection est déjà présente. Lorsque nous communions au Corps ressuscité du Christ, nous sommes habités par sa présence. Le Ressuscité a fait sa demeure en nous ! Vivons en sa présence, nourrissons-nous de son amour et de sa victoire sur le mal et la mort.

Réjouissons-nous ! Lorsque nous recevrons l’hostie, nos lèvres toucheront le Christ ressuscité. Ce sera comme un baiser de Celui qui nous aime et se donne en communion d’amour et de vie. Et ceux qui ne communieront pas, pourront le recevoir de ceux qui auront communié. Car l’amour du Christ se reçoit et se communique. Qu’il construise et renouvelle ainsi nos familles et notre monde ! Amen !

Prière universelle :

  • Dieu notre Père, regarde cette terre que le Christ a bénie. Accorde-lui la paix, partout, fais triompher la vie. Nous te prions.
  • Dieu notre Père, garde les chrétiens dans la lumière de leur baptême. Qu’ils soient toujours plus conscients d’être enfants de Dieu. Nous te prions.
  • Que nos familles soient illuminées par la Présence du Christ ressuscité au milieu d’elles et qu’elles soient des écoles de prière et d’amour. Dieu, notre Père, nous te prions.
  • Pour nous tous ici rassemblés en présence du Christ ressuscité. Que notre célébration nous fasse rayonner de joie et d’amour. Dieu, notre Père, nous te prions.

P. Marie-Joseph Huguenin

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