Pastorale
 

Homélie du dimanche et des fêtes

 

11e Dimanche du temps ordinaire

17 juin

« C’est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle grandit, elle dépasse toutes les plantes potagères » (Mc 4, 26-34)

Jésus nous explique la croissance du Royaume de Dieu par deux petites paraboles extrêmement suggestives.
Tout d’abord, il le compare à une semence jetée dans un champ, qui germe sans que le semeur sache comment. Puissions-nous encore aujourd’hui nous émerveiller que, dans une petite graine, il peut y avoir en germe un grand arbre. La vie est quelque chose d’extraordinaire, car elle poursuit un but. Tout est donné au départ. Tout est donné en germe : la tige, puis l’épi, puis plein de blé dans l’épi. La nature n’est pas désordonnée, elle obéit à une finalité : donner du fruit. Plus on y réfléchit, plus on se rend compte que la vie qui remplit la terre est quelque chose de génial, de divin !
Il en va de même pour la croissance du Royaume de Dieu. Dieu nous a donné la vie pour que nous vivions une vie de plénitude à la fois humaine et divine.
La vie que Dieu nous a donnée n’est pas repliée sur elle-même. L’herbe des champs pousse toute droite, tendue vers la lumière. Quand nous nous tournons vers Dieu, nous recevons sa lumière. Nous ne pouvons pas vivre sans Dieu. Tout en nous est ordonné à cette croissance dans une relation de plus en plus intime avec Dieu. Comme la fleur se tourne vers le soleil, nous sommes appelés à vivre en communion avec Dieu.
L’épi représente la vie bien charpentée par les qualités humaines et spirituelles, en vue de porter du fruit. Le fruit représente la vie tournée vers les autres. Notre vie est appelée à être féconde.
Ce qui est remarquable dans cette parabole, c’est que Jésus souligne le fait que cette croissance ne dépend pas directement du travail de l’homme. Il a jeté la semence dans la terre et le germe va grandir selon son propre dynamisme.
Il en va de même pour nous. Nous sommes appelés à découvrir en chacun de nous un dynamisme propre à chacun. Toute vie est ordonnée à la croissance et à la fécondité. Jésus nous invite ainsi à la confiance. Ce qui dépend de nous, c’est de reconnaître en chacun de nous cette capacité à porter du fruit. À partir de là, nous sommes invités à nous engager avec confiance en nous appuyant sur Dieu. Dans la prière, il nous fortifie dans la foi, l’espérance et l’amour.
La croissance du Royaume de Dieu se distingue de la croissance de la vie terrestre, par le fait qu’elle ne connaît pas de vieillissement. Au contraire, elle croît vers la plénitude, la maturité et la liberté. Elle tend à la fois vers une éternelle jeunesse et une éternelle sagesse. Le temps de la moisson, c’est l’entrée dans la vie éternelle. Notre vie est tout entière tendue vers le Ciel. Ici-bas, c’est le temps de la croissance, le Ciel, c’est la plénitude de la communion des saints. La mort est un passage. L’épreuve vécue avec le Christ, c’est une croix qui sauve et qui rend fécond.
La seconde parabole ajoute encore à l’optimisme de la première. Le Royaume de Dieu y est comparé à la plus petite graine, comme une graine de moutarde, mais qui va connaître une croissance qui va surpasser toutes les autres. Et cela est vrai, car seuls la vérité et l’amour ont un avenir certain et prometteur. L’Évangile a en lui-même la force indestructible de la vérité et la force même de la vie divine. L’erreur n’a qu’un temps, elle finit par être démasquée. La vérité est éternelle. Les royaumes et les idéologies terrestres passent. L’Évangile a tout traversé et connaît une croissance constante. À travers ombres et lumières, jour et nuit, l’Église poursuit sa croissance, se purifie et s’avance vers la plénitude du Royaume des cieux. Finalement, ce que Jésus nous demande de retenir c’est que le chrétien s’engage avec confiance et enthousiasme, en s’appuyant sur Dieu, car il a reçu une semence divine. Amen !

Prière universelle

  • Pour que le monde d’aujourd’hui se tourne vers le Christ qui est la lumière qui éclaire tout homme. Dieu, notre Père, nous te prions.
  • Pour que l’Église soit cette bonne terre où les hommes puissent trouver leur pleine croissance dans la maturité de la sagesse et de l’amour. Dieu, notre Père, nous te prions.
  • Pour tous ceux qui souffrent dans notre entourage. Que nous puissions leur témoigner de notre amour : qu’ils puissent garder confiance et trouver des forces nouvelles dans la prière. Dieu, notre Père, nous te prions.
  • Pour nous tous ici réunis. Que nous recevions la communion eucharistique comme un germe qui nous donne la vie, la plénitude et la joie éternelle. Dieu, notre Père, nous te prions.
P. Marie-Joseph Huguenin

 

Lectures bibliques du jour sur www.aelf.org
HAUT

 

Copyright 2005 - Koinonia - Webmaster - Mise à jour régulière